28 novembre 2025

le compositeur italien, jean-baptiste lully, aurait 393 ans aujourd’hui

 



 

Le 28 novembre 1632, il y a 293 ans aujourd’hui, naissait à Florence, le compositeur italien naturalisé français, Jean-Baptiste Lully.

 

Jean-Baptiste Lully a dominé la vie musicale française sous Louis XIV et marqué durablement l’histoire de la musique. Il avait un sens exceptionnel du théâtre et comprenait parfaitement le rythme dramatique, la mise en valeur des émotions, le lien entre texte, musique et geste. Sa musique sert toujours l’action et le sens des mots. Sa maîtrise remarquable de la langue française adaptait la musique aux accents et à la prosodie française, rendait le texte clair et compréhensible, même chanté C’est une qualité essentielle du style musical français, par opposition à l’opéra italien plus virtuose.

 

Il était un grand organisateur et chef d’orchestre. Il a imposé une discipline stricte aux musiciens, une organisation moderne de l’orchestre, une précision rythmique nouvelle. On le considère comme l’un des pionniers de la direction d’orchestre. Il avait un sens aigu de la danse. À l’époque de Louis XIV, la danse est centrale. Lully excellait dans les rythmes dansables, la musique de ballet, la coordination parfaite entre musique et mouvements. Il était un compositeur inventif. Il innove en créant la tragédie lyrique, une forme d’ouverture solennelle (l’ouverture à la française), l’intégration du chœur, de l’orchestre et des solistes dans un ensemble cohérent

 

Au-delà de la musique, Lully était ambitieux, stratège, excellent pour obtenir privilèges, soutiens et monopoles. Cela lui a permis de contrôler la musique officielle pendant des années.

 



Jean-Baptiste Lully, Te Deum

1.Symphonie 0:00 2.Patrem immensae majestatis 8:48 3.Tu ad dexteram Dei sedes 16:12 4.Salvum fac populum tuum 21:25 5.Dignare, Domine 26:52 6.In Te, Domine, speravi 32:47

 

Les Arts florissants

William Christie, direction

 



Jean-Baptiste LULLY, Ouverture and Dances from «Le Bourgeois Gentilhomme» LWV 43

 

Les Siècles

François-Xavier Roth [direction]

 



Jean-Baptiste Lully, Orchestral Suite from 'Alceste'

Marche Des Combattans, Menuet, Loure Pour Les Pêcheurs, Echos, Rondeau De La Gloire, La Pompe Funèbre, Rondeau Pour La Fête Marine, Les Vents, La Fête Infernale - 1er Air, 2ème Air- Les Démons, Marche Des Assiégeants

 

Le Concert des Nations & Jordi Savall

 

En savoir plus…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Lully

27 novembre 2025

la mezzo-soprano française, solange michel, aurait 113 ans aujourd’hui

 



 

Le 27 novembre 1912, il y a 113 ans aujourd’hui, naissait à Paris, la mezzo-soprano française, Solange Michel.

 

La mezzo-soprano Solange Michel (1913–2010) était particulièrement reconnue pour un ensemble de qualités vocales, musicales et dramatiques qui ont marqué durablement la scène lyrique française du XX siècle. Sa voix était ample et sombre, typique d’un mezzo dramatique, avec un registre grave très solide et expressif. Sa puissance contrôlée était capable de passer l’orchestre sans dureté, même dans les rôles les plus exigeants. Son timbre noble et austère, parfois qualifié de « hiératique », était parfaitement adapté aux personnages tragiques ou d’autorité. on excellente projection du texte, avec une diction française était remarquable. Elle possédait une intensité tragique exceptionnelle, donnant une profondeur psychologique rare à ses personnages, une autorité scénique naturelle, idéale pour les rôles de reines, de mères ou de figures fatales, une sobriété du jeu, privilégiant la vérité dramatique plutôt que l’effet spectaculaire. Sa grande intelligence stylistique, était aussi convaincante dans l’opéra français que dans Wagner ou le répertoire contemporain. Son sens aigu de la déclamation subliamit les œuvres de Christoph Willibald Gluck, Hector Berlioz ou Claude Debussy. Elle était totalement engagée  envers la musique de son temps, notamment dans des créations d’œuvres modernes au siècle dernier.

 

Solange Michel était admirée pour sa probité artistique, son refus du maniérisme et sa fidélité au sens dramatique des œuvres. Elle reste une référence pour les rôles tragiques du répertoire français (Didon, Cassandre, Orphée) et pour certaines incarnations wagnériennes chantées en français après-guerre.

 



Solange Michel, "Objet de mon amour," Orfeo et Euridyce" Gluck

 



Ambroise Thomas, Mignon Je connais une pauvre enfant

 

Solange Michel, mezzo-soprano

Orchestre du Théâtre National de l'Ópera-Comique

André Cluytens, conductor

 

Pathé, 1953

 



Camille Saint Saëns, Samson et Dalila Printemps qui commence

 

Solange Michel, Dalila

Orchestre du Théâtre National de l'Ópera-Comique

André Cluytens, conductor

 

Pathé, 1953

 

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Solange_Michel

26 novembre 2025

première du « concerto pour orchestre » de witold lutoslawski, il y a 71 ans aujourd’hui



 

Le 26 novembre 1954, il y a 71 ans aujourd’hui, était créé à Varsovie, le Concerto pour orchestre de Witold Lutoslawski.

 

L’originalité du Concerto pour orchestre de Witold Lutosławski tient à la manière dont il renouvelle le genre tout en s’inscrivant dans une tradition ancienne. Contrairement au concerto classique, il n’y a pas de soliste unique. Chaque pupitre, voire chaque instrument, est traité comme un soliste à tour de rôle. L’orchestre tout entier devient le « héros » de l’œuvre. Cette idée s’inscrit dans la lignée du concerto grosso, mais avec un langage du XX siècle. L’œuvre met en valeur des rythmes complexes et motorisés, des contrastes extrêmes de dynamique, des textures orchestrales très différenciées. Chaque famille d’instruments (bois, cuivres, cordes, percussions) a ses moments de bravoure, ce qui en fait une pièce redoutable pour les orchestres.

 

Son langage est moderne mais accessible. Bien que composée entre 1950 et 1954, l’œuvre reste tonalement lisible, souvent modale, fortement rythmique et énergique, oin du sérialisme strict alors dominant. Lutosławski parvient à écrire une musique contemporaine mais immédiatement expressive, ce qui explique le succès durable de l’œuvre. Sans citer littéralement le folklore, le concerto intègre des rythmes et tournures d’inspiration polonaise, une énergie populaire stylisée. Cela répondait aussi aux contraintes du réalisme socialiste imposées en Pologne à l’époque, tout en conservant une authenticité artistique forte.

 



Witold Lutosławski - Concerto pour orchestre

00:00:00 I. Intrada. Allegro maestoso 00:07:12 II. Capriccio notturno e arioso. Vivace ∙ 00:13:31 III. Passacaille, toccata et chorale. Andante con moto

 

Orchestre symphonique de la WDR

Cristian Măcelaru, direction

 

Live 29 octobre 2022 à la Philharmonie de Cologne.

 



Witold Lutoslawski: Concerto for orchestra

 

RTV Slovenia Symphony Orchestra

Conductor: Miroslaw Jacek Blaszczyk

 

Ljubljana, Cankar hall, 21 April 2011

 

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Concerto_pour_orchestre_de_Lutosławski

 

25 novembre 2025

première de la symphonie n°4 de gustav mahler, il y a 124 ans aujourd’hui

 



 

Le 25 novembre 1901, il y a 124 ans aujourd’hui, était créée à Munich, la Symphonie n°4 de Gustav Mahler.

 

La Symphonie n°4 de Gustav Mahler (créée en 1901) est souvent considérée comme l’une de ses œuvres les plus accessibles, mais elle comporte plusieurs originalités marquantes qui la distinguent au sein de son cycle symphonique. Contrairement aux symphonies précédentes (immenses, parfois grandiloquentes), Mahler utilise ici un orchestre plus réduit, presque “classique”. Cela donne une transparence inhabituelle pour lui, rappelant parfois Haydn ou Mozart — mais toujours avec son langage personnel. La Quatrième est souvent décrite comme la plus sereine ou innocente des symphonies mahlériennes. Elle explore un monde naïf, pastoral, parfois humoristique, loin des tensions métaphysiques de la Deuxième ou la violence de la Troisième. Le dernier mouvement est une chanson pour soprano, Das himmlische Leben (“La vie céleste”), décrivant le paradis vu par les yeux d’un enfant. Mahler l’avait composée avant la symphonie, et toute l’œuvre est conçue comme une préparation progressive vers cette vision d’innocence.

 

C’est l’une des seules symphonies construites autour d’un mouvement vocal final déjà existant. La symphonie suit une progression originale : mouvement 1, un monde lumineux, mais plein d’ironie, comme un conte ; mouvement 2, un scherzo macabre, mené par un violon désaccordé volontairement (accordé un ton plus haut) — effet d’irréalité, de danse de la mort ; mouvement 3, un adagio d’une grande sérénité, souvent vu comme un avant-goût du paradis ; mouvement 4, l’enfant chante sa vision du ciel. C’est une narration spirituelle subtile, de l’humain vers le divin. Dans le deuxième mouvement, Mahler demande un violon solo accordé un ton plus haut, créant un timbre grinçant mais léger — censé représenter Freund Hein, une figure folklorique proche du joueur de violon de la mort. C’est un procédé orchestral singulier et très rare dans les symphonies de son époque. Mahler adopte ici un ton plus classique, transparent, presque néoclassique avant l’heure, tout en conservant sa richesse harmonique et ses couleurs orchestrales. La nostalgie d’un monde ancien (souvenirs d’enfance, folklore, simplicité) donne à l’œuvre son charme particulier.

 



Gustav Mahler, Symphony No 4

1 Bedächtig, nicht eilen 2 In gemächlicher Bewegung, ohne Hast 3 Ruhevoll, poco adagio 4 Sehr behaglich

 

Magdalena Kožená, mezzo-soprano

Lucerne Festival Orchestra

Claudio Abbado, conductor

 

Live recording. Lucerne, August 2009

 



Gustav Mahler Symphony No 4 in G major

 

Anne Schwanewilms, soprano

Radio Philharmonic Orchestra

Bernard Haitink, conductor

 

Amsterdam, September 201

 

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Symphonie_no_4_de_Mahler

24 novembre 2025

la soprano allemande, lili lehmann, aurait 177 ans aujourd’hui

 



 

Le 24 novembre 1848, il y a 177 ans aujourd’hui, naissait à Wurtzburg, la soprano allemande, Lili Lehmann.

 

Lilli Lehmann (1848–1929), grande soprano allemande, est considérée comme l’une des figures majeures de l’histoire du chant en raison de sa maîtrise parfaite du souffle et du legato, de son émission régulière et homogène sur toute la tessiture, de sa capacité rare à chanter aussi bien le répertoire colorature que les rôles dramatiques — un cas presque unique. Elle chantait un nombre impressionnant de rôles (plus de 170), allant de Mozart à Wagner. Elle était notamment célèbre pour son interprétation d’Isolde, de Brünnhilde et de Donna Anna. Elle possédait une lecture musicale remarquable, une forte sensibilité stylistique : elle savait adapter sa voix et son interprétation au style de chaque compositeur, une instinctive compréhension dramatique des personnages. Son charisme naturel se doublait d’un jeu expressif sans excès, mais d’une intensité dramatique notable, particulièrement dans Wagner.

 

Elle fut une enseignante influente et respectée. Son ouvrage « Meine Gesangskunst » (L’art du chant) reste une référence dans la pédagogie vocale. Elle insistait sur la compréhension anatomique du mécanisme vocal, ce qui était novateur à son époque. Co-fondatrice du Festival de Salzbourg, elle fut une figure influente de la vie musicale européenne jusqu’à un âge avancé.

 


Lilli Lehmann sings Isolde "Mild und leise wie er lächelt" – Liebestod

 

Recorded 2 July 1907, Berlin

 



Lilli Lehmann sings "Sempre libera" from "La traviata" on Columbia-Fonotipia 50354

 

recorded in 1907.

 



Lili Lehmann sings Sieglinde « Du bist der Lenz »

 

Recorded 2 July 1907, Berlin

 

En savoir plus…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lilli_Lehmann

20 novembre 2025

première de la symphonie n°1 de gustav mahler, il y a 136 ans aujourd'hui



 

Le 20 novembre 1889, il y a 136 ans aujourd’hui, était créée à Budapest, la Symphonie n°1 « Titan », de Gustav Mahler.

 

La Symphonie n°1 en ré majeur de Gustav Mahler occupe une place charnière dans l’histoire de la symphonie. Composée entre 1884 et 1888, cette symphonie appartient encore au monde post-wagnérien et brahmsien, mais elle ouvre déjà la voie au langage symphonique du XX siècle. Mahler y introduit une vision narrative, expressive et subjective qui dépasse largement la forme héritée de Beethoven ou Brahms. Elle annonce ses œuvres ultérieures, beaucoup plus monumentales. Il fait entrer dans la symphonie des marches parodiques, dont la célèbre marche funèbre du troisième mouvement, inspirée de “Frère Jacques” en mode mineur ; des épisodes populaires, klezmer, ou grotesques, rarement présents dans la symphonie auparavant ; une palette orchestrale élargie, jouant sur des effets de timbre innovants. Cette fusion du sublime et du trivial était révolutionnaire et a profondément influencé les symphonistes de la génération suivante (Schoenberg, Berg, Webern, mais aussi Sibelius et Shostakovich). Mahler déclarait qu’une symphonie devait « embrasser le monde ». Dans la Première, on voit déjà des contrastes extrêmes (du murmure pastoral aux explosions tragiques) ; un sens de l’architecture cyclique (rappels thématiques, unité organique) ; une dramaturgie quasi opératique. La symphonie devient ainsi non seulement une forme musicale, mais une expérience existentielle, un récit. Initialement sous-titrée Titan (puis retiré), elle marque pour Mahler la première tentative d’exprimer son univers personnel. Ce lien autobiographique, émotionnel, parfois métaphysique avec l’œuvre symphonique deviendra l’une de ses signatures et influencera des compositeurs comme Richard Strauss ou plus tard Alban Berg.

 

La symphonie fut mal accueillie à sa création (jugée bizarre, chaotique, trop bigarrée), mais elle est ensuite devenue l’une des plus jouées du répertoire. Dans l’histoire de la symphonie, on la considère comme une porte d’entrée vers la grande période symphonique fin-de-siècle, le point de départ du cycle monumental des neuf symphonies de Mahler, un modèle d’expansion expressive qui altère profondément la tradition classique. Elle est un jalon historique parce qu’elle transforme le concept même de symphonie, la rendant plus narrative, plus psychologique, plus colorée — une œuvre-monde. Elle marque le début d’une nouvelle ère où la symphonie cesse d’être surtout forme et devient surtout vision.

 



Gustav Mahler - Symphony No. 1 in D major "Titan"

00:27 I. Langsam. Schleppend. Wie ein Naturlaut. Im Anfang sehr gemächlich 16:04 II. Kräftig bewegt, doch nicht zu schnell - Trio. Recht gemächlich 24:59 III. Feierlich und gemessen, ohne zu schleppen 35:15 IV. Stürmisch bewegt

 

Vienna Philharmonic Orchestra

Conductor, Leonard Bernstein

 

Recording: Vienna, Konzerthaus, October 1974

 



Gustav Mahler (1860-1911): Sinfonía nº 1, en re mayor

(0:06) I. Langsam, schleppend (16:55) II. Scherzo. Kräftig bewegt, doch nicht zu schnell (25:32) III. Trauermarsch: Feierlich und gemessen, ohne zu schleppen (37:00) IV. Stürmisch bewegt

 

Orquesta Sinfónica de Galicia

Lorin Maazel, director

 

Grabación realizada el 17 de mayo de 2012 en el Palacio de la Ópera de A Coruña - Festival Mozart Coruña 2012.

 



Symphony No. 1 in D Major, "Titan" - Gustav Mahler

00:00 Opening applause 00:25 I. Langsam. Schleppend. Wie ein Naturlaut 16:23 lI. Kräftig bewegt, doch nicht zu schnell 23:34 III. Feierlich und gemessen, ohne zu schleppen 33:55 IV. Stürmisch bewegt 53:51 Standing ovation

 

Berliner Philharmoniker

Conductor: Claudio Abbado

 

Recorded at the Berlin Philharmonie, 16 December 1989 (Live)

 

En savoir plus…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Symphonie_no_1_de_Mahler