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21 janvier 2026

première de la symphonie n°3 « premier mai » de dmitri chostakovitch, il y a 96 ans aujourd’hui

 



 

Le 21 janvier 1930, il y a 96 ans aujourd’hui, était créée à Lenigrad, la Symphonie n°3 en mi bémol majeur op20, de Dmitri Chostakovitch.

 

La Symphonie n°3 en mi bémol majeur, op. 20 de Dmitri Chostakovitch (1929), souvent appelée « Le Premier Mai », possède des qualités marquées qui tiennent autant à son audace musicale qu’à son contexte historique et idéologique. Elle  est écrite en un seul mouvement continu, ce qui rompt avec la forme symphonique classique en plusieurs mouvements. La construction est évolutive, presque cinématographique : elle progresse par blocs contrastés plutôt que par développement thématique traditionnel. Cette forme libre donne une impression de mouvement collectif, adaptée à l’idée de masse et de célébration populaire. Chostakovitch fait preuve d’une maîtrise orchestrale exceptionnelle, surtout pour un compositeur d’à peine 23 ans. L’orchestration est très colorée (cuivres éclatants, bois incisifs), fortement rythmée, parfois volontairement brutale ou sarcastique. Les contrastes dynamiques sont frappants, allant de passages mystérieux à des explosions sonores quasi martiales. Le rythme est un moteur essentiel de l’œuvre. On y trouve des marches, des motifs répétitifs, une pulsation collective évoquant le travail, la foule, la mobilisation. Cette énergie donne à la symphonie un caractère direct, physique, presque militant. Le final fait intervenir un chœur, qui chante un texte célébrant le Premier Mai (fête internationale des travailleurs). Cette fusion entre symphonie et cantate est novatrice. Même si le texte peut sembler daté idéologiquement, l’effet musical reste impressionnant et théâtral.

 

La symphonie reflète une époque où le compositeur est encore libre, provocateur et moderniste, avant les contraintes du réalisme socialiste. On y perçoit de l’ironie, une certaine ambiguïté expressive, un enthousiasme qui peut être sincère ou subtilement distancié (débat fréquent chez les musicologues). Elle témoigne de l’effervescence artistique de l’URSS des années 1920. Elle illustre la tentative de créer une musique symphonique nouvelle, tournée vers le peuple et l’actualité politique. À ce titre, elle est essentielle pour comprendre l’évolution ultérieure du style de Chostakovitch. Même si elle est moins jouée que d’autres symphonies de Chostakovitch, elle reste une œuvre audacieuse, stimulante et révélatrice de son génie précoce.

 



Symphony No. 3 in E-flat major (subtitled First of May), Op. 20 by Dmitri Shostakovich

``

Academy Capella Choir

Mariinsky Orchestra

Valery Gergiev, conductor

 



Dmitri Shostakovich: Symphony No. 3, Op. 20 "The First of May"

0:07 - Beginning 8:56 - Rehearsal 37 15:30 - Rehearsal 49 - Lento 17:56 - Rehearsal 52 - Allegro 29:18 - Rehearsal 98 - Moderato (entrance of the choir)

 

Azusa Pacific University Symphony Orchestra and Oratorio Choir

Christopher Russell, conductor

 

Recorded November 7, 2014 at the Haugh Performing Arts Center, Glendora, CA

 

 

En savoir plus…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Symphonie_no_3_de_Chostakovitch

17 décembre 2025

première de la symphonie n°10 de dmitri chostakovitch, il y a 72 ans aujourd’hui

 



 

Le 17 décembre 1953, il y a 72 ans aujourd’hui, était créée à Leningrad, la Symphonie n°10 de Dmitri Chostakovitch.

 

La Symphonie n°10 en mi mineur, op. 93 de Dmitri Chostakovitch (1953) est l’une de ses œuvres les plus importantes et les plus chargées de sens, à la fois musicalement et historiquement. Composée juste après la mort de Staline (mars 1953), elle marque le retour de Chostakovitch à la symphonie après huit ans de silence symphonique, dus en grande partie aux persécutions politiques. L’œuvre est souvent interprétée comme une libération artistique et une réponse voilée à l’oppression stalinienne.

 

La symphonie contient le célèbre motif DSCH (Ré–Mi–Do–Si), signature musicale du compositeur. Ce motif apparaît surtout dans le 3 mouvement, suggérant une affirmation de l’identité de Chostakovitch face au pouvoir. La présence du motif Elmira (Mi–La–Mi–Ré–La), associé à la corniste Elmira Nazirova, introduit une dimension personnelle et lyrique inhabituelle.

 

Son architecture est expressive et contrastée. I. Moderato : mouvement long et sombre, d’une grande densité psychologique. Atmosphère oppressante, souvent interprétée comme un portrait de la peur et de la surveillance. II. Allegro : mouvement bref, violent et sarcastique, souvent considéré comme une caricature musicale de Staline (brutalité rythmique, énergie implacable). III. Allegretto : mouvement ambigu et introspectif. Dialogue entre le motif DSCH et le thème d’Elmira, créant une tension entre identité personnelle et forces extérieures. IV. Andante – Allegro : il débute dans une atmosphère sombre avant une conclusion énergique. Le triomphe final est ambigu : ironique pour certains, véritablement libérateur pour d’autres.

 

Son orchestration est très expressive. Usage marquant des bois graves, des cuivres incisifs et des percussions sèches ; cor solo jouant un rôle symbolique essentiel (Elmira). Les contrastes dynamiques extrêmes renforcent la dramaturgie. La symphonie oscille constamment entre tragédie, ironie et affirmation. Elle peut être comprise à plusieurs niveaux : œuvre abstraite, confession personnelle, ou commentaire politique dissimulé. Elle se distingue par son contexte post-stalinien, son langage autobiographique codé, sa violence expressive, et son final volontairement ambigu.

 



Symphonie n° 10 en mi mineur op. 93 de Dimitri Chostakovitch

00:00:00 I. Moderato 00:23:09 II. Allegro 00:27:21 III. Allegretto 00:39:54 IV. Andante – Allegro

 

Orchestre symphonique de la WDR

Semyon Bychkov, conductor

 

Avril 2005, Cologne.

 



Dmitri Shostakovich Symphony No 10 in E minor, Op 93

1 Moderato 2 Allegro 3 Allegretto 4 Andante - Allegro National

 

Youth Orchestra of the United States of America

Valery Gergiev, conductor

 

Live recording. London, Proms 2013

 

En savoir plus…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Symphonie_no_10_de_Chostakovitch

30 octobre 2025

première de la symphonie n°11 « l’année 1905 » de dmitri chostakovitch, il y a 68 ans aujourd’hui

 



 

Le 30 octobre 1857, il y a 68 ans aujourd’hui, était créée à Moscou, la Symphonie n°11, dite « L’année 1905 », de Dmitri Chostakovitch.

 

La Symphonie n°11 en sol mineur, op. 103, “L’Année 1905” de Dmitri Chostakovitch, composée en 1957, est une œuvre à la fois musicale et historique très singulière dans son catalogue. Le sous-titre « L’Année 1905 » fait référence à la révolution russe de 1905, et plus précisément à la répression sanglante de la manifestation du 9 janvier 1905 à Saint-Pétersbourg, connue sous le nom de Dimanche rouge. Chostakovitch y évoque la souffrance du peuple, la violence du pouvoir tsariste, mais aussi l’espoir révolutionnaire. La symphonie se présente presque comme une bande sonore : Chostakovitch déploie une musique très visuelle, quasi narrative, décrivant les événements comme une fresque sonorLes mouvements enchaînent tableaux évocateurs : La place du Palais (Adagio) — atmosphère glaciale, oppressante, attente. Le 9 janvier (Allegro) — explosion de violence, coups de feu, panique. Mémoire éternelle (Adagio) — lamentation funèbre. L’Alerte (Allegro non troppo) — résurgence de la révolte et du courage populaire. Particularité marquante : Chostakovitch cite et transforme de nombreux chants révolutionnaires et populaires russes, dont : « Écoutez ! » (Слушайте!) ; « Vous êtes tombés, victimes » (Вы жертвою пали) ; « La Varsovienne » (Варшавянка) ; « La Marseillaise des travailleurs » Ces citations donnent à la symphonie un caractère collectif et politique, proche du chant de protestation.

 

Contrairement à certaines œuvres plus expérimentales, la 11 reste largement tonale, ce qui la rend accessible au grand public et conforme au réalisme socialiste exigé à l’époque. Cependant, la violence des dissonances, l’intensité orchestrale et le jeu des textures (notamment les cordes en trémolos glacés du début) témoignent d’une maîtrise dramatique exceptionnelle.

 

Officiellement, l’œuvre célèbre la révolution de 1905 — donc conforme à la ligne soviétique. Mais de nombreux auditeurs et musicologues y ont vu une allusion voilée à la répression de 1956 en Hongrie, que Chostakovitch n’aurait pu évoquer ouvertement. Ainsi, la symphonie peut se lire comme une double dénonciation de la tyrannie, tsariste et soviétique.

 

Bois par trois, 8 cors, 4 trompettes, 4 trombones, tuba, 2 harpes, célesta, percussions massives (dont cloches et tambours militaires), l’orchestre devient un instrument dramatique total, allant du murmure glacé au tumulte apocalyptique.

 



Dmitri Shostakovich Symphony No 11 in G minor, Op 103

1 Adagio (The Palace Square) 2 Allegro (The 9th of January) 3 Adagio (Eternal Memory) 4 Allegro non troppo (Tocsin)

 

BBC National Orchestra of Wales

Thomas Søndergård, conductor

 

Live recording. London, Proms 2013

 

En savoir plus…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Symphonie_no_11_de_Chostakovitch

29 septembre 2025

première de la symphonie n°14 de dmitri chostakovitch

 



 

Le 29 septembre 1969, il y a 56 ans aujourd’hui, était créé à Leningrad la Symphonie n°14 de Dmitri Chostakovitch

 

La Symphonie n°14 en sol mineur, op. 135 de Dmitri Chostakovitch est une œuvre très singulière dans son catalogue et dans l’histoire de la symphonie. Contrairement aux grandes symphonies orchestrales du compositeur, la 14 est écrite pour orchestre de chambre, soprano, basse et cordes avec percussion. Elle se rapproche d’un cycle de mélodies symphonique plus que d’une symphonie traditionnelle. Elle est composée de 11 mouvements, chacun basé sur un poème. Chostakovitch choisit des poèmes de Garcia Lorca, Apollinaire, Küchelbecker et Rilke, tous liés à la mort, souvent violente ou tragique. La symphonie ne propose pas de rédemption ni de consolation, mais une méditation sombre et lucide sur la finitude. Elle rompt avec l’idée romantique ou héroïque de la mort : ici, elle est inexorable, absurde, parfois ironique.

 

Son écriture est sèche, dépouillée, dominée par les cordes et les percussions (sans cuivres ni bois). On y trouve une grande influence du dodécaphonisme et de l’atonalité : harmonie tendue, dissonante, presque sans relâche. Son atmosphère est proche de l’oratorio funèbre, avec un lyrisme retenu mais d’une intensité extrême. Elle fait référence à Moussorgski dans l’expression de la vérité crue, sans fioritures.

 

Certains y voient un testament artistique : Chostakovitch y confronte sa propre mortalité (il était malade et affaibli). Le refus de toute consolation religieuse ou idéologique a été perçu comme un geste de provocation vis-à-vis du régime soviétique, qui attendait de lui des œuvres exaltant la vie ou l’héroïsme collectif. Elle a été dédiée au musicien Benjamin Britten, proche de Chostakovitch, qui a beaucoup apprécié l’œuvre.

 

Cette Symphonie n°14 est moins une « symphonie » au sens classique qu’une méditation musicale sur la mort, avec une forme hybride entre cantate et cycle de lieder, au langage radical et dénudé.

 



Dmitrij Schostakowitsch: 14. Sinfonie op. 135 ∙ für Sopran, Bass und Kammerorchester

(Auftritt) 00:00 ∙ 1. De profundis (Bass) 00:44 ∙ 2. Malagueña (Sopran) 05:50 ∙ 3. Loreley (Sopran und Bass) 08:52 ∙ 4. Der Selbstmörder (Sopran) 17:50 ∙ 5. Auf Wacht (Sopran) 24:54 ∙ 6. Sehen Sie, Madame! (Sopran und Bass) 27:46 ∙ 7. Im Kerker der Santé (Bass) 29:39 ∙ 8. Antwort der Zaporoger Kosaken an den Sultan von Konstantinopel (Bass) 40:07 ∙ 9. O Delvig, Delvig! (Bass) 42:06 ∙ 10. Der Tod des Dichters (Sopran) 46:48 ∙ 11. Schlußstück (Sopran und Bass) 52:23

 

Frankfurt Radio Symphony

Miina-Liisa Värelä, Sopran

Mika Kares, Bass

Klaus Mäkelä, Dirigent ∙

 

Frankfurt, 1. Oktober 2020

 



Dmitri Shostakovich. Symphony no. 14 in G minor, op. 135

I. Adagio. De profundis" (Federico García Lorca) (0:00) II. Allegretto. "Malagueña" (Federico García Lorca) (4:22) III. Allegro molto. "Loreley" (Guillaume Apollinaire) (6:40) IV. Adagio. "Le Suicidé" (Guillaume Apollinaire) (14:16) V. Allegretto. "Les Attentives I" (On watch) (Guillaume Apollinaire) (20:45) VI. Adagio. "Les Attentives II" (Madam, look!) (Guillaume Apollinaire) (23:31) VII. Adagio. "À la Santé" (Guillaume Apollinaire) (25:18) VIII. Allegro. "Réponse des Cosaques Zaporogues au Sultan de Constantinople" (Guillaume Apollinaire) (33:55) IX. Andante. "O, Del'vig, Del'vig!" (Wilhelm Küchelbecker) (35:45) X. Largo. "Der Tod des Dichters" (Rainer Maria Rilke) (39:51) XI. Moderato. "Schlußstück" (Rainer Maria Rilke) (44:31)

 

Galina Vishnevskaya, soprano

Mark Reshetin, bass

Moscow Chamber Orchestra

Rudolf Barshai, conductor

 

Recorded live at the Moscow Conservatory, 6 October 1969.

 

En savoir plus…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Symphonie_no_14_de_Chostakovitch

https://www.diapasonmag.fr/a-la-une/un-autre-29-septembre-1969-la-creation-de-la-symphonie-n-14-de-chostakovitch-13275.html

05 mars 2025

anniversaire • création de la symphonie n°7 « leningrad » de dmitri chostakovitch



 

Le 5 mars 1942, il y a 83 ans aujourd’hui, était créée à Kouibychev, la Symphonie n°7 en ut majeur op60 « Leningrad », de Dmitri Chostakovitch


En savoir plus…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Symphonie_no_7_de_Chostakovitch




Dmitri Shostakovich - Symphony 7 "Leningrad"

 

Symphony Orchestra of the Ministry of Culture of the USSR

Conductor: Gennady Rozhdestvensky

 

Recording: Moscow, USSR, 1985

 



Dmitri Shostakovich: Symphony No.7 'Leningrad' in C major Op.60

I. Allegretto II. Moderato(poco allegretto) III. Adagio IV. Allegro non troppo

 

Orchestre Mariinsky Theatre

Valer Gergiev, direction

 

Autres anniversaires du 5 mars…

https://bertysblog.over-blog.com/article-5-mars-45776273.html


17 décembre 2024

anniversaire • création de la symphonie n°10 de dmitri chostakovitch

 



 

Le 17 décembre 1953, il y a 71 ans aujourd’hui, était créée à Leningrad, la Symphonie n°10 en mi mineur op93, de Dmitri Chostakovitch

 

En savoir plus…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Symphonie_no_10_de_Chostakovitch

 

 

Dmitrij Schostakowitsch: 10. Sinfonie

(Auftritt) 00:00 ∙ I. Moderato 00:28 ∙ II. Allegro 25:15 ∙ III. Allegretto 30:12 ∙ IV. Andante – Allegro 42:57

 

hr-Sinfonieorchester (Frankfurt Radio Symphony Orchestra)

Stanisław Skrowaczewski, Dirigent

 

Alte Oper Frankfurt, 6. September 2013

 



Dmitri Shostakovich Symphony No 10 in E minor, Op 93

1 Moderato 2 Allegro 3 Allegretto 4 Andante - Allegro

 

National Youth Orchestra of the United States of America

Valery Gergiev, conductor

 

Live recording. London, Proms 2013

 

Autres anniversaires du 17 décembre…

https://bertysblog.over-blog.com/article-17-decembre-62341827.html