08 avril 2026

première de « la demoiselle élue » de claude debussy, il y a 133 ans aujourd’hui


  


 

Le 8 avril 1893, il y a 133 ans aujourd’hui, était créé à Paris, le poème lyrique pour 2 voix de femme, chœur et orchestre de Claude Debussy.

 

« La Demoiselle élue » tient surtout à sa rupture discrète mais profonde avec les codes de son époque. Contrairement aux cantates traditionnelles, il n’y a presque pas d’action. Debussy privilégie une atmosphère contemplative, proche d’un tableau sonore inspiré du symbolisme et du préraphaélisme de Dante Gabriel Rossetti. Deux voix féminines (soprano et mezzo) et un chœur exclusivement féminin créent une couleur homogène, éthérée, presque irréelle, qui évoque le monde céleste. L’être aimé resté sur terre n’est jamais incarné directement. Il est seulement évoqué, ce qui renforce l’idée de distance, de rêve et d’irréalité — très novateur pour l’époque. Même si l’œuvre est encore de jeunesse, Debussy s’éloigne déjà des cadences traditionnelles et du discours dramatique classique. Il privilégie des enchaînements d’accords pour leur couleur, annonçant son style impressionniste. La musique semble ralentie, presque immobile. Il ne s’agit pas de tension et résolution, mais de flot continu, comme une méditation.

 



 

La Demoiselle élue, for soprano, mezzo-soprano, female chorus & orchestra, L. 62 (1887-88) reorchestrated 1902)

Librettist : Dante Gabriel Rossetti (1828-1882)

 

Montserrat Caballé, soprano & Janet Coster, mezzo-soprano and the Symphonica of London conducted by Wyn Morris

 



"La Damoiselle Elue", Lyric Poem after Dante Gabriel Rossetti by Claude Debussy

1. Beginning 2. Chorus "La Damoiselle Elue s'appuyait" 3. La Damoiselle: "Je voudrais qu'il fut déjà près de moi" 4. Chorus "La lumière tressaillit"

 

Maria Ewing (Damoiselle)

Brigitte Balleys (Récitante)

London Symphony Chorus & Orchestra

Claudio Abbado, conductor

 

En 1893, au moment où Debussy compose La Demoiselle élue, sa vie privée est assez complexe et marquée par des relations sentimentales instables, mais aussi par une période de formation artistique intense. À cette époque, Debussy est en couple  avec Gabrielle Dupont (qu’il surnomme « Gaby »). Ils vivent ensemble dans des conditions modestes, souvent dans une certaine précarité financière. Leur relation dure depuis la fin des années 1880, mais elle est déjà fragile. Debussy est connu pour être émotionnellement distant et parfois infidèle fréquente les milieux artistiques parisiens, notamment les symbolistes. Il est très influencé par des écrivains comme Dante Gabriel Rossetti dont le poème The Blessed Damozel inspire directement La Demoiselle élue. Il côtoie également des figures du monde littéraire et musical, ce qui nourrit son esthétique nouvelle, tournée vers l’impressionnisme. En 1893, Debussy n’est pas encore célèbre. Malgré son passage au Conservatoire de Paris et son Prix de Rome, il peine à vivre de sa musique. Il dépend parfois d’amis ou de mécènes, ce qui ajoute une tension dans sa vie personnelle. Sur le plan intime, Debussy est dans une phase de transition : il s’éloigne des conventions académiques et développe une voix très personnelle. Cette évolution artistique s’accompagne d’une certaine instabilité émotionnelle, visible dans ses relations et son mode de vie.

30 mars 2026

la clarinettiste allemande, sabine meyer, a 67 ans aujourd’hui


  


 

Le 30 mars 1959, il y a 67 ans aujourd’hui, naissait à Crailsheim, la clarinettiste allemande, Sabine Meyer.

 

Sabine Meyer est considérée comme l’une des plus grandes interprètes par la maîtrise parfaite de la clarinette (doigté, souffle, articulation), sa grande précision et pureté du son et sa capacité à jouer sur différents instruments de la famille (clarinette en si, en la, cor de basset), ce qui témoigne d’une polyvalence rare. Son jeu très chantant et nuancé est capable d’exprimer une large palette d’émotions, sa sonorité est réputée pour être à la fois chaleureuse, ronde et expressive, son sens du phrasé met en valeur la dimension lyrique de la clarinette. Son répertoire très vaste va du baroque à la musique contemporaine. Elle est à l’aise aussi bien en soliste qu’en musique de chambre, qu’elle pratique intensément. Invitée par les plus grands orchestres du monde, elle a  contribué à redonner à la clarinette une place centrale comme instrument soliste. 

 

Professeure reconnue, ayant formé de nombreux clarinettistes, elle a inspiré de nouvelles œuvres et redécouvert des répertoires oubliés. Son indépendance artistique (elle quitte rapidement l’orchestre pour une carrière solo) en fait une figure marquante dans un milieu longtemps dominé par les hommes. 

 



Armida Quartet and Sabine Meyer (clarinet) perform the clarinet quintet K581 in A major by Wolfgang Amadeus Mozart

00:00 Allegro 09:03 Larghetto 14:50 Menuetto - Trio I - Trio II 21:41 Allegretto con variazioni

 

27.04.2019 Kursaal, Meran

 



Ludwig van Beethoven, Trio E flat Major Clarinet, Violoncello and Piano, op. 38 “Grand Trio” (after the Septet, op. 20) (1805)

00:00 Titles 00:21 Adagio – Allegro con brio 09:45 Adagio cantabile 18:10 Tempo di Menuetto 21:12 Andante con Variazioni 27:50 Scherzo. Allegro molto e vivace 30:51 Andante con molto alla marcia – Presto

 

SABINE MEYER, CLARINET

SOL GABETTA, VIOLONCELLO

SEONG-JIN CHO, PIANO

 

filmed at Solsberg Festival 2020

 

 

Sabine Meyer a été, bien involontairement, à l'origine du départ de Karajan de l'Orchestre Philharmonique de Berlin. Le conflit couvait depuis quelque temps déjà entre le chef et l'orchestre attaché à son principe d'autogestion. La décision, unilatérale, du chef de nommer la clarinettiste comme soliste a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase !  

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sabine_Meyer

25 mars 2026

le chef d’orchestre italien, arturo toscanini, aurait 159 ans aujourd’hui


  


 

Le 25 mars 1867, il y a 159 ans aujourd’hui, naissait à Parme, le chef d’orchestre italien, Arturo Toscanini

 

Considéré comme l’un des plus grands chefs d’orchestre de l’histoire, Arturo Toscanini insistait sur un respect absolu du texte musical. Contrairement à certains chefs plus “libres”, il refusait d’ajouter des effets personnels inutiles. Il cherchait à interpréter exactement ce que le compositeur avait écrit. Ses concerts étaient célèbres pour leur puissance émotionnelle. Il dirigeait avec une énergie presque électrique, capable de transmettre une tension dramatique très forte à l’orchestre et au public. Il possédait une mémoire et une oreille incroyables. On raconte qu’il pouvait diriger des œuvres entières par cœur et détecter la moindre erreur dans l’orchestre. Toscanini exigeait une précision extrême. Les musiciens devaient suivre ses indications au millimètre, ce qui donnait des exécutions très nettes, structurées et cohérentes. Il était aussi connu pour son intégrité : il refusait les compromis artistiques et s’opposait fermement aux régimes autoritaires, notamment au fascisme en Italie. Ses interprétations étaient réputées pour leur transparence : chaque ligne musicale était audible, même dans les passages les plus complexes. Toscanini combinait rigueur intellectuelle, intensité émotionnelle et exigence technique, ce qui a profondément influencé la direction d’orchestre moderne.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arturo_Toscanini

 



Ludwig van Beethoven, Symphonie n°9

 

Telecast live on April 3, 1948 over the NBC Television and Radio Networks. NBC Symphony conducted by Arturo Toscanini. Featuring the Robert Shaw Chorale, Anne McKnight: soprano; Jane Hobson: contralto; Irwin Dillon: tenor; and Norman Scott: bass.

 



Giuseppi Verdi Messa Da Requiem

1. Requiem and Kyrie 2. Dies irae: 3. Ofertorio 4. Sanctus 5. Agnus Dei 6. Lux aeterna 7. Libera me

 

Herva Nelli - soprano

Fedora Barbieri - mezzo-soprano

Giuseppe di Stefano - tenor

Cesare Siepi - bass Arturo Toscanini, conductor

 

NBC Symphony Orchestra

Robert Shaw Chorale Recorded

Arturo Toscanini, conductor

 

Live on January 27, 1951 in Carnegie Hall, New York

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arturo_Toscanini

 

Toscanini considérait Horowitz comme un pianiste exceptionnel, l’un des plus grands de son époque. Il admirait particulièrement sa virtuosité spectaculaire, sa sensibilité musicale, sa capacité à interpréter des œuvres avec une intensité unique. Ils ont collaboré à plusieurs reprises, notamment dans des concertos, et ces performances sont restées célèbres. Horowitz a épousé Wanda Toscanini, la fille du chef. Cela a renforcé leur proximité, et Toscanini voyait en lui non seulement un artiste, mais aussi un membre de la famille. Toscanini était connu pour son caractère très strict et perfectionniste. Cela pouvait créer des tensions artistiques, des attentes extrêmement élevées envers Horowitz. Mais ces tensions n’étaient pas inhabituelles dans le monde musical, surtout avec un chef aussi exigeant. Leur collaboration la plus célèbre reste le Concerto n° 1 de Tchaïkovski, interprété ensemble dans les années 1940 avec l’orchestre de la NBC. Cet enregistrement est encore aujourd’hui considéré comme une référence.

 



Pyotr Ilych Tchaikovsky Piano Concerto No. 1 in B-flat minor, Op. 23

1. Allegro non troppo e molto maestoso – Allegro con spirito (00:03) 2. Andantino semplice – Prestissimo – Tempo I (19:07) 3. Allegro con fuoco – Molto meno mosso – Allegro vivo (24:55)

 

Vladimir Horowitz, pianist

NBC Symphony Orchestra

Arturo Toscanini, conductor

 

Recorded April 25, 1943 in Carnegie Hall, New York City

21 mars 2026

le compositeur russe, modeste moussorgski, aurait 187 ans aujourd’hui



 

Le 21 mars 1839 - 9 mars pour le calendrier Julien -, naissait à Karevo (Russie) le compositeur russe, Modeste Moussorgski.

 

Modeste Moussorgski a cherché à représenter la vérité psychologique des personnages. Dans des œuvres comme Boris Godounov, les émotions ne sont pas idéalisées : elles sont brutes, parfois dérangeantes, mais toujours authentiques. Contrairement aux lignes vocales très lyriques de l’opéra traditionnel, il compose des mélodies qui épousent les inflexions naturelles de la langue russe. Cela donne une impression de réalisme saisissante. Sa musique peut sembler étrange ou “inachevée” selon les standards classiques, mais cette liberté harmonique crée des atmosphères puissantes et novatrices — en avance sur son temps. Dans les « Tableaux d’une exposition » il peint littéralement des scènes avec le son. Chaque pièce est une image vivante, presque visuelle. Membre du groupe des « Cinq », il refuse les conventions occidentales strictes pour développer une musique spécifiquement russe, plus directe et expressive. Moussorgski est un génie du réalisme musical, capable de transformer la vie, la parole et la psychologie humaine en son.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Modeste_Moussorgski

 



Modeste Moussorgski, Boris Godounov (version Rimsky-Korsakov)

 

Salzburg, 1998

Berliner Philharmoniker

Musikalische Leitung: Claudio Abbado

Inszenierung: Herbert Wernicke

 

Boris - Anatoli Kotscherga

Fjodor - Ruxanda Donose

Schuiski - Philip Langridge

Pimen - Alexander Morosow

Dimitri - Vladimir Galouzine

Marina - Marjana Lipovsek

Rangoni - Sergei Leiferkus

 

La vie amoureuse de Modeste Moussorgski  reste assez mystérieuse et peu documentée, surtout comparée à celle de certains de ses contemporains. Il ne s’est jamais marié et il n’existe aucune preuve solide de relation amoureuse durable ou officielle. Contrairement à d’autres compositeurs du XIXe siècle, il n’a laissé ni correspondances passionnées ni témoignages clairs sur une vie sentimentale active. Certains biographes évoquent des attachements affectifs forts, notamment une grande proximité avec des amis artistes, une relation très marquante avec sa mère, dont la mort l’a profondément affecté — un choc émotionnel qui a contribué à son déclin. Après la mort de sa mère, Moussorgski sombre dans l’isolement et l’alcoolisme. Cette période rend encore moins probable l’existence d’une vie amoureuse stable. Son comportement imprévisible et ses difficultés financières ont aussi pu compliquer toute relation durable. Certains historiens ont spéculé sur une possible homosexualité ou une vie affective non conventionnelle, mais il n’existe aucune preuve directe. Ces hypothèses restent donc très prudentes.


13 mars 2026

première du concerto pour violon n°2 de félix mendelssohn, il y a 181 an aujourd’hui



 

Le 13 mars 1845, il y a 181 ans aujourd’hui, était créé à Leipzig, le Concerto pour Violon n°2 de Felix Mendelssohn

 

Le Concerto pour violon n°2 de Felix Mendelssohn, composé entre 1838 et 1844, est l’un des concertos pour violon les plus aimés du répertoire romantique. Sa popularité vient d’un équilibre remarquable entre virtuosité, lyrisme et perfection formelle. Le concerto est célèbre pour la beauté de ses mélodies. Le premier mouvement s’ouvre immédiatement avec le violon solo, qui expose un thème très chantant. Le deuxième mouvement contient l’une des mélodies les plus tendres et expressives du romantisme. Mendelssohn y montre une capacité unique à écrire pour le violon comme une voix humaine. La partie de violon est techniquement exigeante, mais jamais purement démonstrative : passages rapides et brillants, doubles cordes, grande variété d’archets La virtuosité reste toujours au service de l’expression musicale, ce qui explique pourquoi ce concerto est autant apprécié par les musiciens que par le public. Mendelssohn introduit plusieurs idées nouvelles qui ont influencé les concertos ultérieurs : le violon entre presque immédiatement, sans longue introduction orchestrale ; la cadence du premier mouvement apparaît avant la réexposition, intégrée à la structure ; es trois mouvements sont enchaînés sans interruption. Ces choix donnent à l’œuvre une grande fluidité dramatique. Contrairement à certains concertos virtuoses du XIX siècle, l’orchestre n’est pas un simple accompagnement. Il dialogue constant entre le violon et les pupitres. Les transitions orchestrales sont très élégantes. Les couleurs sont transparentes typiques de Mendelssohn. Le troisième mouvement est vif et joyeux avec un caractère dansant et féerique, une énergie légère et bondissante, une écriture virtuose mais pleine d’élégance et d’énergie. Il rappelle l’esprit des musiques de scène de Mendelssohn comme Le Songe d’une nuit d’été. C’est pour ces raisons que ce concerto est souvent considéré comme l’un des trois ou quatre plus grands concertos pour violon romantiques, aux côtés de ceux de Johannes Brahms, Piotr Ilitch Tchaïkovski et Jean Sibelius.

 



Mendelssohn Violin Concerto E minor Op. 64, MWV O 14

I. Allegro molto appassionato [0:05] II. Andante - Allegretto non troppo [13:26] III. Allegro molto vivace [20:52]

 

Violin: Hilary Hahn

Frankfurt Radio Symphony Orchestra

Conductor: Paavo Jarvi

 

11th, Jun, 2012. Korean Art Centre Concert Hall, Seoul Korea.

 



Julia Fischer joue le Concerto pour violon n°2 en mi mineur de Felix Mendelssohn, aux côtés de l'Orchestre Philharmonique de Radio France dirigé par Myung-Whun Chung.

00:00 : début du concert 1:30 : I. Allegro molto appassionato 14:38 II. Andante 22:47 Allegro non troppo - Allegro molto vivace

 

Enregistré le 19 juin 2014 au Festival de Saint-Denis.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Concerto_pour_violon_no_2_de_Mendelssohn

 

Pour la création du Concerto, Ferdinand David, grand violoniste et ami proche de Mendelssohn, à qui l’œuvre était dédiée, fut le soliste et Niels Gade dirigea l’orchestre du Gewandhaus. Mendelssohn lui-même n’a pas pu diriger ni assister à la création, car il était malade à ce moment-là. La première a été un immense succès. L’œuvre a immédiatement frappé par l’entrée très précoce du violon soliste (sans longue introduction orchestrale), la cadence intégrée dans le mouvement, l’enchaînement des trois mouvements sans pause. Ces innovations ont contribué à faire du concerto l’un des plus célèbres du répertoire romantique pour violon. Peu après, le concerto fut rejoué, cette fois dirigé par Mendelssohn lui-même, toujours avec Ferdinand David au violon, confirmant son succès. 


12 mars 2026

première de « simon boccanegra », opéra de guiseppe verdi, il y a 169 ans aujourd’hui

  



 

Le 12 mars 1857, il y a 169 ans aujourd’hui, était créé à Venise, l’opéra de Giuseppe Verdi, « Simon Boccanegra ».

 

Simon Boccanegra possède plusieurs qualités qui en font une œuvre très particulière dans le répertoire verdien. Créé en 1857 puis profondément révisé en 1881, il est souvent considéré comme un Verdi plus mature, sombre et politique que ses opéras précédents. Contrairement à beaucoup d’opéras romantiques centrés sur l’amour, Simon Boccanegra explore surtout des conflits humains et politiques. Le personnage de Boccanegra est complexe : ancien corsaire devenu doge de Gênes, partagé entre le pouvoir, la solitude et la recherche de sa fille perdue. Les relations entre les personnages (Boccanegra, Amelia, Fiesco, Adorno) sont ambiguës et évolutives, ce qui donne une grande richesse dramatique.

 

La version révisée de 1881 montre un Verdi à son sommet, orchestration plus subtile et sombre que dans ses opéras de jeunesse, grande continuité dramatique où la musique enchaîne les scènes presque sans interruption,  couleurs orchestrales évoquant souvent la mer et l’atmosphère de Gênes. Beaucoup de scènes sont empreintes d’une gravité méditative. L’orchestre crée une ambiance maritime et politique très particulière. On est loin du spectaculaire de Il Trvatore ou Rigoletto. Ici tout est plus intérieur. Le final du Conseil de Gênes (Acte I dans la version révisée) est l’un des grands moments de Verdi : conflit entre patriciens et plébéiens, chœur puissant et orchestration dramatique. Boccanegra impose la paix dans une scène d’une force théâtrale immense.

 

Le cœur de l’œuvre est la relation père-fille entre Boccanegra et Amelia. Le moment où il découvre qu’elle est sa fille est l’un des passages les plus émouvants de tout Verdi. Les qualités majeures de Simon Boccanegra sont une profondeur psychologique inhabituelle, une orchestration subtile et mature, une atmosphère sombre et maritime unique, une grande dimension politique, des moments d’émotion très intenses.

 



Giuseppe Verdi, Simon Boccanegra

 

Simon Boccanegra: Frank Guarrera

Amelia: Zinka Milanov

Gabriele Adorno: Carlo Bergonzi

Jacopo Fiesco: Giorgio Tozzi

Paolo Albiani: Ezio Flagello

 

Metropolitan Opera, New York

Conductor: Dimitri Mitropoulos

 

New York April 2, 1960

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Simon_Boccanegra

03 mars 2026

première de da symphonie n°101 « l’horloge » de joseph haydn, il y a 232 ans aujourd’hui



 

Le 3 mars 1794, il y a 232 ans aujourd’hui, était créée à Londres, la Symphonie n°101 « L’horloge », de Joseph, Haydn.

 

La Symphonie n°101 en ré majeur, dite « L’Horloge », de Joseph Haydn est l’une de ses œuvres les plus célèbres. Composée en 1793–1794 lors de son second séjour à Londres, elle fait partie des Symphonies londoniennes (nos 93 à 104). Le surnom « L’Horloge » vient du deuxième mouvement, où l’on entend un rythme régulier tic-tac dans les cordes et le basson. Ce motif est simple mais très efficace. Il crée une atmosphère à la fois mécanique, élégante et légèrement ironique. Haydn joue avec cette régularité en la modifiant subtilement, ce qui maintient l’intérêt. Dans cette symphonie, il introduit des contrastes soudains de dynamique, il détourne les attentes harmoniques, il alterne passages gracieux et moments plus dramatiques. Cet humour musical était très apprécié du public londonien.

L’orchestration est riche et équilibrée : dialogue entre vents et cordes, utilisation expressive des bassons et des flûtes, clarté des textures, typique du classicisme viennois. Haydn montre ici sa parfaite maîtrise de l’orchestre. La symphonie respecte la forme classique en quatre mouvements : Adagio – Presto : introduction lente solennelle suivie d’un mouvement vif énergique. Andante : le fameux mouvement « horloge ». Menuet et Trio : robuste et presque rustique. Finale (Vivace) : brillant, entraînant et très structuré. L’équilibre entre rigueur formelle et inventivité est remarquable. Cette symphonie illustre parfaitement l’élégance et la clarté du style classique, le sens de la proportion, la capacité à allier simplicité thématique et grande richesse expressive.

 



HAYDN: Symphony No. 101 in D major "The Clock"

I. Adagio. Presto 7:26 II. Andante 7:46 III. Menuet. Allegretto. Trio 7:08 IV. Finale. Vivace 4:23 아르투로 토스카니니 (지휘)

 

New York Philharmonic

Arturo Toscanini, conductor

 

1929/03/29 & 30 Mono, Carnegie Hall, New York

 



Symphonie n°101, Hob. I: 101 de J. Haydn

00:16 - I Adagio, Presto 08:55 - II Andante 16:19 - III Menuet et Trio - Allegretto 23:16 - IV Finale - Vivace

 

Orchestre Komos

Ensemble amateur parisien jouant sans chef d'orchestre

Violon solo : Marc Girardin - Répétiteur : Pierre Otzenberger

 

Concerts enregistrés les 16 et 17 mai 2025 en la Chapelle de la Fondation Eugène Napoléon, Paris XII

 

https://youtu.be/kgsem9GC31M?si=cJK59n06FCipZ8Ld

 

Le rapport entre Joseph Haydn et la symphonie est fondamental : il est considéré comme le « père de la symphonie ». Il a fixé la forme classique de la symphonie et a a contribué à stabiliser sa structure en quatre mouvements : 1. Mouvement rapide (souvent en forme sonate), 2. Mouvement lent, 3. Menuet (puis scherzo chez Beethoven), 4.Finale rapide Cette organisation devient le modèle de la symphonie classique. Haydn a écrit 104 symphonies, ce qui lui a permis d’expérimenter et d’affiner progressivement la forme. Il a enrichit progressivement l’orchestre (ajout de clarinettes, importance des vents) et développe le dialogue entre les instruments, donnant à la symphonie plus de profondeur et de dynamisme. Ses innovations ont influencé Wolfgang Amadeus Mozart et Ludwig van Beethoven. Beethoven, notamment, part du modèle haydnien pour élargir et transformer la symphonie. Haydn n’a pas inventé la symphonie, mais il lui a donné sa forme classique et son équilibre, ce qui en fait une figure essentielle dans l’histoire de ce genre musical.