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20 août 2026

première de l’ « ouverture solennelle 1812 « de piotr ilitch tchaïkovski, il y a 244 ans


  


 

Le 20 août 1882, il y a 244 ans, était créée à Moscou, l’ « Ouverture solennelle 1812 » de Piotr Ilitch Tchaïkovsli.

 

L’Ouverture solennelle 1812, op. 49, de Tchaïkovski est probablement l’une des œuvres classiques les plus immédiatement spectaculaires — et sa popularité tient précisément au fait qu’elle agit avant même qu’on ait besoin de la comprendre. Écrite en 1880 pour commémorer la résistance russe à l’invasion napoléonienne de 1812, elle raconte presque une histoire en musique. Tchaïkovski oppose des éléments associés à la Russie à La Marseillaise, utilisée pour représenter les armées françaises. À mesure que celles-ci sont repoussées, le thème français disparaît et la musique russe s’impose.

Mais sa célébrité vient surtout de son extraordinaire progression dramatique. L’œuvre commence dans une atmosphère recueillie, presque religieuse, puis accumule peu à peu tension, puissance orchestrale et éclat jusqu’à une conclusion démesurée : cloches, fanfares et véritables coups de canon prévus par la partition. Peu de morceaux classiques offrent une sensation physique aussi immédiate.

Il y a aussi chez Tchaïkovski un talent mélodique exceptionnel. Même dans une œuvre de circonstance, il sait écrire des thèmes que l’auditeur mémorise immédiatement. Et la dernière partie possède quelque chose d’irrésistible : on sait que le triomphe va arriver, Tchaïkovski le retarde, augmente encore la tension, puis libère toute la masse orchestrale.

Un paradoxe rend l’histoire encore plus intéressante : Tchaïkovski lui-même n’aimait guère cette œuvre. Dans une lettre à sa mécène Nadejda von Meck, il la jugeait bruyante, sans grande valeur artistique et écrite sans beaucoup d’enthousiasme. La postérité lui a donné tort : c’est justement son caractère volontairement monumental qui a fait son succès.

Et il existe une autre raison, plus profonde, à mon sens : 1812 est une œuvre que l’on peut écouter sans aucune connaissance de la musique classique. Elle fonctionne presque comme du cinéma avant le cinéma. On perçoit le conflit, l’attente, le danger, la victoire et l’exultation. L’auditeur est littéralement entraîné dans le récit.

C’est pourquoi elle est devenue une œuvre de concerts populaires, de célébrations et de grands concerts en plein air — jusqu’à être curieusement associée aux fêtes patriotiques américaines, alors qu’elle célèbre une victoire russe sur Napoléon !

On pourrait presque résumer ainsi : 1812 n’est peut-être pas le Tchaïkovski le plus subtil, mais c’est Tchaïkovski à son plus spectaculaire. Et derrière les canons et les cloches demeure ce qui fait son génie : une maîtrise extraordinaire de la montée émotionnelle.

 



Tchaikovsky - 1812 Overture - Leningrad Phil. Yuri Termikanov

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ouverture_solennelle_1812

15 janvier 2026

première du ballet de piotr ilitch tchaïkovski, « la belle au bois dormant »


 


 

Le 15 janvier 1890, il y a 136 ans aujourd’hui, était créé au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, le ballet « La Belle au bois dormant », musique de Piotr Ilitch Tchaïkovski.

 

Le ballet La Belle au bois dormant (1890), sur une musique de Piotr Ilitch Tchaïkovski, est considéré comme l’un des sommets du ballet classique. Ses qualités sont à la fois musicales, chorégraphiques, dramatiques et esthétiques. Tchaïkovski traite la musique de ballet avec l’ampleur et la profondeur d’une symphonie. Chaque personnage et chaque situation possède une identité musicale claire. La musique soutient parfaitement le mouvement sans jamais perdre sa force émotionnelle avec danses de caractère, passages féeriques, moments majestueux (notamment les scènes de cour).

 

La chorégraphie originale de Marius Petipa met en valeur la technique classique (pointes, équilibres, lignes pures). Le ballet est un modèle de précision, de symétrie et de clarté. Le rôle d’Aurore, en particulier, est un véritable défi technique et artistique pour la danseuse.

 

L’histoire est lisible, structurée et bien soutenue par la musique qui symbolise l’opposition entre le bien et le mal (Aurore / Carabosse), le passage de l’enfance à la maturité. Le merveilleux est omniprésent, renforcé par la musique et la mise en scène. Les décors et costumes fastueux sont inspirés de la cour de Louis XIV. Le ballet est une référence incontournable pour les grandes compagnies du monde entier  il a fixé les canons du ballet classique et continue d’inspirer chorégraphes et compositeurs.

 

La Belle au bois dormant se distingue par l’alliance parfaite entre musique, danse et conte, offrant une œuvre d’une grande noblesse, d’une beauté raffinée et d’une exigence artistique exceptionnelle. C’est un ballet à la fois technique, poétique et intemporel.

 



“La Belle au bois dormant” P.Tchaikovsky/M.Petipa/I.Vsevolozhsky (1890) Mariinsky Theater - S.Vikhar

 

Music by Pyotr Tchaikovsky

Choreography by Marius Petipa (1890)

Libretto by Ivan Vsevolozhsky and Marius Petipa, after tales by Charles Perrault

 

(revival of the 1890 production)

 

Set design by Heinrich Levogt, Mikhail Bocharov, Ivan Andreev, Konstantin Ivanov and Matvei Shishkov

 

Musical Director: Valery Gergiev

Choreography staged by Sergei Vikharev

 

Marius Petipa´s choreographic text was restored using Nikolai Sergeyev´s notation from the Harvard Theatre Collection.

 

En savoir plus…

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Belle_au_bois_dormant_(ballet)

17 novembre 2025

première de la symphonie n°5 de piotr ilitch tchaïkovski, il y a 137 ans aujourd’hui

 



 

Le 17 novembre 1888, il y a 137 ans aujourd’hui, était créé à Saint-Pétersbourg, la Symphonie n°5 de Piotr Ilitch Tchaïkovski.

 

La Symphonie n°5 en mi mineur, op. 64 de Piotr Ilitch Tchaïkovski (1888) est aujourd’hui l’une de ses œuvres les plus jouées. Toute la symphonie est unifiée par un motif sombre, souvent appelé “leitmotiv du destin”. Ses spécificités sont sa cohérence structurelle (le même motif réapparaît dans les 4 mouvements), sa transformation expressive (Tchaïkovski passe de la résignation à la lutte, puis au triomphe final en mode majeur), sa narrativité très forte (Tchaïkovski crée une dramaturgie quasi opératique).

 

La 5e symphonie ose l’hyperexpressivité romantique : mélodies vastes et lyriques, typiques du compositeur ; contrastes émotionnels saisissants, élégie, passion, tension, héroïsme ; musique qui “raconte” une lutte intérieure, souvent interprétée comme autobiographique. Les qualités orchestrales sont puissantes : écriture brillante pour les cuivres (notamment le cor dans le 2e mouvement) ; cordes chaudes et amples, portées par de longues phrases mélodiques ; usage très coloré des bois, donnant relief et variété ; final très grandiose, presque théâtral, qui exploite la puissance de l’orchestre.

 

Tchaïkovski respecte la forme symphonique traditionnelle (forme sonate, scherzo, final), mais il y injecte un lyrisme très personnel, presque musicalement “vocal” ; il privilégie la continuité émotionnelle plutôt que la rigueur formelle allemande ; il développe une architecture cyclique, plus rare dans ses œuvres symphoniques précédentes. Le deuxième mouvement est parmi les plus beaux du répertoire. Le célèbre solo de cor introduit un mouvement noble, ample, profondément lyrique, traversé d’épisodes dramatiques d’une grande tension. Beaucoup de chefs considèrent cet Adagio comme un sommet du romantisme orchestral. La symphonie parcourt un arc psychologique : fatalisme sombre (1er mouvement), esprit de consolation et d’amour (2e), élégance et mystère (valse du 3e mouvement), affirmation triomphale (final). Cette trajectoire narrative contribue à la popularité durable de l’œuvre.

 



Piotr Tchaikovsky - Symphony No. 5 in E Minor Op. 64

00:00 I Andante: Allegro con anima 15:04 II Andante cantabile, con alcuna licenza 27:31 III Valse: Allegro moderato 33:24 IV Finale: Andante maestoso - Allegro vivace

 

West-Eastern Divan Orchestra

Daniel Barenboim conductor

 



Piotr Tchaikovsky - Symphony No. 5 in E Minor Op. 64

0:00 Mvt I 15:05 Mvt II 28:31 Mvt III 34:54 Mvt IV

 

Orchestre Philharmonique de Berlin

Herbert von Karajan, conductor

 

1973

 

En savoir plus…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Symphonie_no_5_de_Tchaïkovski

28 octobre 2025

première de la symphonie n°6 dite « pathétique » de piotr ilitch tchaîkovski, il y a132 ans aujourd’hui

 



 

Le 28 octobre 1893, il y a 132 ans aujourd’hui, était créé à Saint-Pétersbourg la Symphonie n°6 dite « Pathétique » de Piotr Ilitch Tchaïkovski.

 

La Symphonie n°6 en si mineur, op. 74, “Pathétique” (créée en 1893) est l’une des œuvres les plus profondes, poignantes et personnelles du compositeur. Elle est souvent vue comme le testament spirituel de Tchaïkovski, composée peu avant sa mort. Elle exprime une grande tension intérieure, oscillant entre espoir, passion, mélancolie et désespoir. Le dernier mouvement (Adagio lamentoso), inhabituellement lent pour conclure une symphonie, se termine dans un affaiblissement tragique, évoquant l’extinction ou la résignation. Le troisième mouvement (Allegro molto vivace) — un scherzo-marchant brillant — ressemble à une conclusion triomphale… mais ce n’est qu’une fausse victoire avant la tragédie finale. Ce contraste crée un parcours émotionnel inversé, du désespoir initial à l’illusion du bonheur, puis à l’anéantissement.

 

Tchaïkovski exploite tout l’orchestre pour créer des couleurs sonores riches et expressives : cordes : pour la passion et la profondeur émotionnelle ; bois : pour la tendresse, la nostalgie ; cuivres et percussions : pour la puissance dramatique et les éclats tragiques. Les transitions de timbres sont d’une grande subtilité, soutenant la narration émotionnelle sans jamais être purement démonstratives. Le premier mouvement contient un thème principal extrêmement expressif, presque une plainte humaine. Le 2e mouvement (valse à 5/4) dégage une étrangeté envoûtante, une élégance un peu bancale qui traduit un déséquilibre intérieur. Les motifs récurrents donnent à l’œuvre une unité organique malgré ses contrastes.

 

La symphonie semble questionner la condition humaine, le destin et la mort. Elle touche par sa sincérité : on y sent la lutte d’un homme face à ses angoisses, ses contradictions et sa sensibilité exacerbée.  D’où son impact universel : elle parle directement à l’âme, sans artifice.

 



Piotr Ilitch Tchaïkovski, Symphonie n°6 “Pathétique »

A1 Adagio - Allegro Non Troppo A2 Allegro Con Grazia B1 Allegro Molto Vivace B2 Finale: Adagio Lamentoso

 

Russian Leningrad Philharmonic Orchestra

Evgeny Mravinsky, conductor

 

1961

 



Piotr Ilitch Tchaïkovski, Symphonie n°6 “Pathétique »

 

Berlin Philharmonic Orchestra

Ferenc Fricsay, conductor

 

Rec. Berlin, July 1st-4th, 1953.

 

En savoir plus…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Symphonie_no_6_de_Tchaïkovski

25 octobre 2025

première du concerto pour piano n°1 de piotr illitch tchaïkovski, il y a 150 ans aujourd’hui

 



 

Le 25 octobre 1875, il y a 150 ans aujourd’hui, était créé à Boston, le Concerto pour piano n°1 de Piotr Illitch Tchaïkovsky.

 

Le Concerto pour piano n°1 en si bémol mineur, op. 23 de Piotr Illitch Tchaïkovsky (composé entre 1874 et 1875) est l’une des œuvres les plus célèbres du répertoire romantique. Il se distingue par plusieurs particularités musicales, formelles et expressives qui en font une pièce à part dans l’histoire du concerto romantique. Ouverture spectaculaire : dès les premières mesures, Tchaïkovsky rompt avec la tradition. L’orchestre expose un thème grandiose, héroïque, soutenu par des accords puissants du piano, mais celui-ci ne joue pas le thème — il accompagne l’orchestre par de larges accords plaqués. Originalité structurelle : contrairement à la plupart des concertos, le thème d’ouverture ne reviendra jamais plus tard dans le mouvement. Il sert uniquement d’introduction, ce qui déroute les auditeurs et les théoriciens de l’époque. Le concerto met en scène un véritable duel poétique entre le soliste et l’orchestre, plus qu’une simple alternance de passages. Le piano a une écriture virtuose et orchestrale, faite de grands accords, de traits brillants, d’octaves et d’arpèges massifs, mais toujours au service de l’émotion. Tchaïkovsky cherchait un équilibre entre lyrisme russe et brillance occidentale.

 

La composition est formée par une structure tripartite classique, mais au contenu très personnel : 1 - Allegro non troppo e molto maestoso – Allegro con spirito : grande forme sonate avec introduction majestueuse, mélodies très chantantes, souvent d’inspiration populaire ukrainienne. 2 - Andantino semplice – Prestissimo – Tempo I : mouvement lent en forme de romance, ontraste entre une mélodie tendre et pastorale (flûte et cordes) et un épisode central vif et dansant rappelant une mazurka. 3 - Allegro con fuoco : finale plein d’énergie et de virtuosité qui utilise des thèmes folkloriques ukrainiens, notamment une danse vive et joyeuse.

 

Bien que Tchaïkovsky soit influencé par le romantisme européen (Liszt, Schumann), le concerto porte une couleur slave et populaire : thèmes issus de chants ukrainiens et russes. rythmes de danses populaires, caractère à la fois mélancolique et héroïque.

 

Le concerto fut initialement rejeté par le pianiste Nikolai Rubinstein, à qui Tchaïkovsky voulait le dédier (il le jugeait “injouable” et “mal écrit”). Tchaïkovsky le fit alors créer par Hans von Bülow à Boston en 1875, où il remporta un immense succès. Il est devenu depuis l’un des concertos les plus joués au monde, symbole du romantisme russe.

 



Tchaikovsky: Piano Concerto No. 1 in B minor, Op. 23

 

Anna Fedorova, piano

The Nordwestdeutsche Philharmonie

Yves Abel, conductor

 

Recording Sunday the 14th of October 2018, in The Royal Concertgebouw Amsterdam.

 



Tchaikovsky: Piano Concerto No. 1 in B minor, Op. 23

 

Sviatoslav Richter, piano

Leningrad Philharmonic Orchestra

Yevgeny Mravinsky, conductor

 

Recorded in 1958, at Leningrad

 



Tchaikovsky: Piano Concerto No. 1 in B minor, Op. 23

 

Wladimir Horowitz, piano

NBC Symphony Orchestra

Arturo Toscanini, conductor

 

1943, Live

 

En savoir plus…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Concerto_pour_piano_no_1_de_Tchaïkovski

15 janvier 2025

anniversaire • création de « la belle au bois dormant », ballet de piotr illich tchaïkovski



 

Le 15 janvier 1890, il y a 135 ans aujourd’hui, était créé à Saint Petersbourg, « La Belle au bois dormant », ballet op66 de Piotr Illich Tchaïkovski

 

En savoir plus…

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Belle_au_bois_dormant_(ballet)

 



Piotr Illich Tchaikovsky , The Sleeping Beauty Op 66

 

Chorography, Marius Petipa

 

Larissa Lezhnina, Farukh Ruzimatov, Yulia Makhalina, Vadim Guliayev

Mariinsky Orchestra and Ballet

Viktor Fedotov, conductor

 

Production 1989``

 



The Nordwestdeutsche Philharmonie led by Yves Abel perform excerpts from Tchaikovsky's 'Sleeping Beauty Suite, Op.66a' in The Royal Concertgebouw Amsterdam.

 

Recording, Sunday the 14th of October 2018, in The Royal Concertgebouw Amsterdam.

 

 

Autres anniversaires su 15 janvier…

https://bertysblog.over-blog.com/article-15-janvier-64139883.html