25 février 2026

première du konzertstïck pour 4 cors et orchestre de rober schumann, il y a 176 ans aujourd’hui

  



 

Le 25 février 1850, il y a 176 ans aujourd’hui, était créé à Leipzig, le Konzertstüch pour 4 cors et orchestre de Robert Schumann.

 

Le Konzertstück pour 4 cors et orchestre de Robert Schumann (1849) est une œuvre unique dans le répertoire romantique. À l’époque, écrire pour quatre cors solistes était audacieux. Le cor naturel, encore largement utilisé, rendait l’écriture virtuose particulièrement risquée. Schumann exploite la richesse harmonique du quatuor de cors, les contrastes entre puissance héroïque et lyrisme intime, les effets d’écho et de dialogue entre les solistes. Cela donne une couleur orchestrale chaleureuse et noble, typiquement romantique. L’œuvre repousse les limites techniques du cor : passages rapides et traits agiles, grandes lignes lyriques chantantes, sauts d’intervalles exigeants, jeu dans l’aigu audacieux pour l’époque. Schumann profite des progrès récents du cor à pistons, ce qui permet une plus grande liberté chromatique. Les mouvements s’enchaînent sans interruption : Lebhaft – énergique et héroïque, Romanze – expressif et chantant, Sehr lebhaft – brillant et triomphant. Cette continuité renforce l’unité dramatique et donne à l’œuvre un élan quasi symphonique. On retrouve les qualités propres au style de Schumann : mélodies expressives et introspectives, harmonies riches et parfois audacieuses, alternance entre élans passionnés et moments plus rêveurs. La Romanze centrale est particulièrement admirée pour sa poésie et sa douceur. Contrairement à un concerto traditionnel, les quatre cors forment un ensemble soliste collectif. L’orchestre ne se contente pas d’accompagner. Il dialogue activement avec les cors. Il participe au développement thématique. Il renforce les climats émotionnels

 

Le Konzertstück est aujourd’hui une pièce majeure du répertoire pour cor. Peu d’œuvres mettent en valeur l’instrument avec une telle ampleur romantique.

 



Robert Schumann: Concertpiece for Four Horns and Orchestra, Op. 86

I. Lebhaft 1:02 II. Romanze: Ziemlich langsam, doch nicht schleppend 8:30 III. Sehr lebhaft 13:05

 

Matías Piñeira Maria Teiwes Mia Schwarzfischer Christina Hambach, cors

Munich Philharmonic Orchestra

Valery Gergiev, conductor

 

Recorded at the Gasteig Philharmonie on May 21st, 2021

 



Ossian Horn Quartet's live performance of Schumann's Konzertstück for Four Horns and Orchestra. Mitchell McCrady, Adrienne Schroeder, Marcus Redden, and Sara Ford,

cors

 

February 22nd, 2015. Indiana University Jacob's School of Music Recital Hall

 

https://en.wikipedia.org/wiki/Konzertstück_for_Four_Horns_and_Orchestra

 

Au moment de la composition du Konzertstück pour 4 cors et orchestre en fa majeur, op. 86 (1849), la vie privée de Robert Schumann est marquée par un mélange d’enthousiasme créatif intense et de fragilité psychologique. Il vit à Dresde avec son épouse, la pianiste et compositrice Clara Schumann, et leurs enfants (ils en auront huit au total). Leur mariage, célébré en 1840 après une longue lutte contre le père de Clara, est fondé sur un profond amour, mais aussi sur des tensions liées aux difficultés financières, aux nombreuses grossesses de Clara, à la carrière de concertiste internationale de celle-ci, et surtout à la santé mentale fragile de Robert. 1849 est une année paradoxale. Schumann traverse des crises d’angoisse, des épisodes dépressifs et des troubles auditifs (acouphènes). Il souffre d’une instabilité psychique qui s’aggravera jusqu’à sa tentative de suicide en 1854. Pourtant, cette année est aussi l’une des plus productives de sa carrière : il compose énormément (symphonies, musique de chambre, œuvres chorales). Le Konzertstück, écrit rapidement en février 1849, reflète cette énergie créatrice intense. L’œuvre est brillante, héroïque, presque triomphale — certains y voient un contraste frappant avec son état intérieur fragile. L’œuvre est dédiée à quatre cornistes de l’orchestre de la cour de Dresde et exploite les possibilités techniques du cor à pistons, encore relativement nouveau à l’époque. Schumann s’enthousiasme pour ces innovations sonores. À cette période, il est aussi marqué par l’agitation politique : les soulèvements révolutionnaires de 1848–1849 touchent Dresde, ce qui oblige temporairement la famille à se réfugier hors de la ville.

 

 


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