Le 25 janvier 1886, il y a 140 ans aujourd’hui, naissait à Berlin, le chef d’orchestre allemand, Wilhelm Furtwängler.
Wilhelm Furtwängler (1886–1954) est considéré comme l’un des plus grands chefs d’orchestre du XXᵉ siècle, surtout dans le répertoire germanique. Ses qualités étaient à la fois musicales, intellectuelles et spirituelles. Il ne dirigeait pas « à la mesure », mais au souffle. Il concevait la musique comme un organisme vivant, en perpétuelle transformation. Les tempos étaient flexibles, parfois très libres, mais toujours au service de la tension dramatique. Il excellait dans la gestion du temps musical, donnant l’impression que la musique « se crée » sous nos yeux. Ses interprétations sont célèbres pour leur puissance émotionnelle, parfois quasi métaphysique. Il recherchait la profondeur tragique, notamment chez Beethoven, Brahms, Bruckner et Wagner. Même dans les passages calmes, il maintenait une tension intérieure très forte.
Furtwängler était aussi compositeur et penseur. Il voyait la musique comme une expression spirituelle, pas comme une simple exécution fidèle du texte. Il se méfiait du « perfectionnisme mécanique » et de la rigidité métronomique. Sans être un technicien gestuel très précis, il inspirait une adhésion totale des musiciens. Les orchestres (Berlin Philharmoniker, Vienne, etc.) jouaient pour lui avec un engagement exceptionnel. Son autorité venait de sa vision plus que de la discipline. Il était maître dans les formes longues : symphonies de Beethoven (surtout la 9ᵉ), Bruckner, Tristan, Parsifal. Il savait bâtir des arcs dramatiques immenses, donnant un sentiment de fatalité et de nécessité.
Son choix de rester en Allemagne sous le régime nazi a terni son image, bien que son cas soit complexe et débattu. Musicalement, il reste une référence absolue (liberté, profondeur, vision intérieure), souvent opposée à Arturo Toscanini (clarté, précision, fidélité stricte au texte). Furtwängler était un chef-poète, habité par une conception presque mystique de la musique, capable de transformer une partition en expérience existentielle.``
Richard Wagner Tannhäuser - Ouvertüre
Wiener Philharmoniker
Wilhelm Furtwängler, conductor
Studio recording, Vienna, 2 & 3.XII.1952
Ludwig van Beethoven Symphony No. 5 in C minor, Op. 67
00:00 1. Allegro con brio 08:07 2. Andante con moto 19:18 3. Allegro. atacca 25:07 4. Allegro - Presto
Berlin Philharmonic Orchestra
Wilhelm Furtwängler, conductor
Ludwig van Beethoven, Symphonie n°9
Elisabeth Schwarzkopf, soprano
Elisabeth Höngen, alto
Hans Hopf, tenor
Otto Edelmann, bass
Bayreuth Festival Orchestra,
Wilhelm Furtwangler, conductor
Recorded live* on July 29. 1951
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