Le 10 mai 1894, il y a 132 ans aujourd’hui, était créé à Weimar l’opéra de Richard Strauss : « Guntram ».
« Guntram » est le premier grand opéra de Richard Strauss, composé entre 1892 et 1893. C’est une œuvre assez rare aujourd’hui, mais importante pour comprendre les débuts du compositeur avant ses grands succès comme Salomé ou Der Rosenkavalier.
L’opéra se déroule dans un Moyen Âge idéalisé. Guntram est un poète-chevalier appartenant à une confrérie spirituelle. Il défend la liberté, l’amour et la justice, dans une ambiance influencée par le romantisme allemand et les idéaux chevaleresques. L’ombre de Richard Wagner est très présente. On entend des échos de Parsifal et de Die Meistersinger von Nürnberg : grands développements orchestraux, leitmotivs, écriture vocale dense, dimension philosophique et morale. Malgré l’influence wagnérienne, on reconnaît déjà certains traits propres à Strauss : richesse orchestrale, couleurs harmoniques audacieuses, tension dramatique, lyrisme expansif.
La création à Weimar en 1894, dirigée par Strauss lui-même, fut un succès mitigé. Le livret, écrit par Strauss, a souvent été jugé faible ou trop abstrait. Strauss lui-même prit ensuite ses distances avec l’œuvre. Pourtant, « Guntram » reste un opéra intéressant. Il montre la transition entre Wagner et le Strauss mature ; certains passages orchestraux annoncent déjà les futurs chefs-d’œuvre ; le rôle-titre est très exigeant pour le ténor.
Richard Strauss: Guntram op.25 (1893) opera in 3 Acts
L’action se déroule dans une Allemagne médiévale idéalisée.
Guntram est un chevalier-poète appartenant à une confrérie spirituelle vouée à la paix et à la justice. Au cours d’une fête donnée par le duc Robert, il rencontre Freihild, l’épouse malheureuse du duc. Touché par sa détresse, Guntram dénonce publiquement la brutalité et la corruption de la cour.
Freihild tombe amoureuse de lui et veut fuir avec lui. Mais lorsque Robert provoque Guntram, celui-ci le tue en duel. Bien qu’il ait agi pour défendre l’honneur et la liberté de Freihild, Guntram est accablé par la culpabilité, car son ordre interdit la violence.
Jugé par les siens, il refuse de se justifier réellement et accepte sa condamnation morale. Finalement, il renonce à l’amour de Freihild et choisit une vie solitaire de pénitence et de méditation.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Guntram

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